Journée pédagogique en multi-accueil

Bonjour Karine,

Je souhaitais te faire un retour suite à notre journée pédagogique de vendredi dernier.

Après avoir consulter mes collègues, je peux te dire de manière unanime que la journée a été appréciée.

Nous avons trouvé cet échange agréable car il se basait sur des retours d’expériences et sur des exemples concrets. Nous avons apprécié le fait que tous ces conseils soient applicables chez nous comme à la crèche. C’était très ouvert.

Nous avons apprécié également ton ouverture d’esprit : c’est-à-dire que malgré ton engagement écologique, nous ne nous sommes pas senties jugées ou dans l’obligation de faire tout parfaitement.

Cette journée a été une vraie prise de conscience sur le tri de nos déchets et l’utilisation de nos produits.

Dès la rentrée, nous allons faire évoluer des choses au sein de la crèche ( nous avons commencé dès mardi par une commande de couches écocert et nous allons fabriquer nos mouchoirs ) et pour le reste, cela cheminera peu à peu…Delphine Multi-accueil MPE de Neuville du Poitou

Accueillir un enfant en situation de handicap

L’accompagnement d’une assistante maternelle accueillant un enfant en situation de handicap

 

Principalement financé par la Caf[1], la MSA[2], la DDCS[3] et le conseil départemental de la Vienne, un dispositif d’accompagnement pour les enfants en situation de handicap pour les professionnels de l’accueil de loisirs, a vu le jour en 2011, suivi de la création d’un poste d’éducateur spécialisé pour le PARI[4] 86. Porté dès ses débuts par la fédération des centres sociaux de la Vienne, il a été repris, depuis, par les PEP86[5] en juillet 2019.

Si l’accompagnement était principalement destiné à l’accueil de loisir pour les 6-18 ans, ce dispositif a été étendu aux professionnels de la petite enfance, dont les besoins étaient similaires. Ainsi, en 2015, la création d’un poste à temps complet de référent handicap petite enfance du département de la Vienne a permis l’embauche de Claire Pironnet, éducatrice de jeunes enfants, pour accompagner les professionnels de la petite enfance, avec pour objectif de favoriser l’inclusion en milieu ordinaire de très jeunes enfants (0-6 ans) en situation de handicap ou en cours de diagnostic.

 

 

Les missions de ce dispositif sont de former et sensibiliser les professionnels de la petite enfance, d’accompagner un projet d’accueil particulier ainsi que d’aider à la réflexion autour de l’aménagement du lieu d’accueil, en lien avec les parents. Cet accompagnement se fait dans tous les lieux d’accueil de la petite enfance, y compris les assistantes maternelles. L’accueil individuel étant un mode privilégié par le département de la Vienne.

Un constat : aujourd’hui, les parents d’un enfant en situation de handicap osent d’avantage frapper aux portes du milieu ordinaire et donc de l’assistante maternelle. La prévention précoce porte ses fruits. Ils osent également davantage parce qu’il y a une meilleure connaissance et reconnaissance du handicap, et de son corollaire, l’inclusion.

 

Comment fonctionne ce dispositif ?

Claire Pironnet, référente handicap, est en relation avec la PMI pour chaque demande de soutien d’une assistante maternelle. Cette dernière, repérant les difficultés d’un enfant, ou allant accueillir voire accueillant déjà un enfant en situation de handicap, fait appel directement soit au PARI 86, soit à la PMI qui orientera sa demande ver Claire.

 

L’évaluatrice de la PMI reste toujours à la disposition de l’assistante maternelle, tandis que Claire l’accompagne dans l’accueil des parents, l’aménagement de l’espace ou les activités adaptées. Parfois un binôme est mis en place entre l’évaluatrice et Claire. C’est rassurant pour l’assistante maternelle comme pour les familles de pouvoir compter sur un accompagnement pluri-professionnel.

Les relations entre la PMI et Claire se font de manière fluide et avec beaucoup de bon sens permettant un travail serein pour l’assistante maternelle. Dans cette optique et à la demande de Brigitte    Baudinière, responsable du mode d’accueil du département de la Vienne, une action de formation pour un accompagnement de qualité des demandes d’aide et d’écoute des assistantes maternelles accueillant ou allant accueillir un enfant aux besoins particuliers pour les membres de l’équipe, depuis la secrétaire jusqu’à l’évaluatrice, en co-animation avec la psychologue, a été mise en place.

Toutes ces actions constituent un grand soutien et un réel soulagement pour les familles. Le département de la Vienne communique beaucoup sur ce sujet sensible. Les professionnels de la PMI restent à disposition des familles et des assistantes maternelles pour tout dialogue, rencontre, et accompagnement. Une psychologue est à leur écoute si besoin.

Claire accompagne 75 projets d’accueil d’enfants par an en moyenne (50 nouveaux et 25 suivis). Ce sont des interventions à la carte et sur-mesure.

 

Pourquoi un tel dispositif ?

Un enfant en situation de handicap, comme tous les enfants, vient chez une assistante maternelle pour :

– vivre sa vie d’enfant ;

– vivre une autre expérience en dehors d’un regard spécialisé ;

– côtoyer d’autres enfants ;

– grandir, apprendre, jouer, s’épanouir. Et tellement d’autres belles choses encore….

 

Pour les parents, il s’agit :

– de reprendre le travail ;

– d’avoir du temps de répit et de souffler ;

– de consacrer du temps à la fratrie et à la vie de couple.

 

Claire, également responsable pédagogique et formatrice auprès des assistantes maternelles précise que lors de la formation initiale de 80 heures, et avant même un premier accueil, les futures assistantes maternelles reçoivent une première sensibilisation au handicap d’une heure trente, ce qui permet à ces dernières, de réaliser qu’un tel accueil est possible et qu’il répond réellement aux besoins des familles tout en prenant conscience qu’il est singulier et demande beaucoup de disponibilités. Une journée complète est consacrée au handicap, lors de la deuxième partie de formation.

Ces enfants ne sont certes, pas comme les autres, mais ils sont avant tout des enfants et les assistantes maternelles ont toutes les compétences nécessaires pour pouvoir les accueillir.

Dans tous les cas, il est judicieux d’être honnête avec soi-même et avec ses choix sans dire « oui » à tout prix.

Si la recherche d’un mode d’accueil pour un tout-petit en situation de handicap représente déjà une difficulté supplémentaire pour les parents, trouver l’assistante maternelle favorable à cet accueil différent et nouer une relation de confiance est encore moins aisé et bien vécu. La savoir accompagnée et guidée est rassurant pour les familles. En aucun cas Claire et l’assistante maternelle ne posent de diagnostic, action qui sort du champ de leur compétence.

 

 

Témoignage d’une assistante maternelle 

 

« Claire est venue m’écouter, me poser des questions très concrètes sur le développement (ou non) moteur et émotionnel de ce jeune enfant. Claire m’a également informée de ce que j’ai le droit de faire d’un point de vue prise d’informations auprès de l’équipe médicale pluridisciplinaire. Elle m’a aussi demandé quelle aide elle pourrait m’apporter. Elle m’a proposé plusieurs temps à mettre en place au fil des semaines et à commencer une phase d’observation de ce petit enfant. J’ai pu lui emprunter du matériel sensoriel pour tester les besoins de l’enfant. Nous avons aussi échangé sur les structures adaptées au public handicapé dans la Vienne. Il est bien évident que tout ce travail autour de cet enfant est en accord avec les parents qui sont partie prenante dans le bon développement de leur enfant. »

 

J’ai choisi en tant qu’assistante maternelle il y a deux ans, la formation « S’occuper d’un enfant en situation de handicap » afin de savoir si j’étais capable de proposer un accueil de qualité aux enfants porteur de handicap. J’avoue que j’avais une légère appréhension à me former sur ce sujet. Quelle que soit la forme du handicap, tous les enfants ont le droit à un accueil de qualité.

 

Témoignage d’une famille 

 

Une maman, dont l’enfant n’a été pris en charge et diagnostiqué qu’au début de sa scolarité, regrette que les professionnels qui ont côtoyé son fils avant sa scolarisation, ne l’aient pas alertée sur le comportement et les troubles de son enfant malgré ses demandes répétées.

Elle insiste sur la vigilance, l’observation de l’adulte nécessaire à l’accueil des jeunes enfants ou des bébés. La formation est primordiale auprès des professionnels et aide à l’accompagnement des parents d’un enfant en situation de handicap.

 

Merci à ces trois personnes pour leur témoignage.

[1] CAF : Caisse d’allocations familiales.

[2] MSA : Mutualité sociale agricole.

[3] DDCS : Direction départementale de la cohésion sociale.

[4] PARI : Pôle d’appui et de ressources à l’inclusion.

[5] PEP : Pupilles de l’école publique.

L’importance de jouer dehors!

L’importance de jouer dehors

Tant de verbes pour expliquer l’importance de jouer dehors

Tant de sensations

tant d’émotions

tant de ressentis

Jouer, s’amuser, rigoler, pleurer, comme à l’intérieur me direz vous mais avec tout de même de grosses différences:

-L’espace

-Le plaisir de liberté

-Cette sensation d’être seul ou juste avec les copains

-Le corps tout en mouvements

-Les rencontres inopinées

-Des découvertes surprenantes

Tous les sens stimulés s’éveillent différemment. Jouer dehors ne s’opposent pas à jouer dedans, mais devient moins fréquent, les habitudes changent mais ne sont pas très bonne pour la qualité de vie de l’enfant et de l’adulte. Parfois il faut «se forcer» à sortir mais que c’est bon quand nous y sommes.

J’apprends à sentir le vent, les odeurs de chaque saison. J’apprends à observer le petit insecte. J’apprends à m’arrêter pour écouter les petits oiseaux chanter. J’apprends à enlacer un arbre. J’apprends à caresser l’herbe.

Mais j’apprends aussi les dangers de la route, à tenir la main, à traverser. Que de nouveaux mots à retenir et comprendre.

Je lance des cailloux, je tripote la terre, je découvre les légumes dans le potager, je respecte la nature, je l’apprivoise.

Un enfant qui vit dehors, s’éloigne des écrans, des produits imprégnant la maison, s’ouvre l’estomac et s’oxygène le cerveau, fait travailler ses muscles dompte son sommeil et gère sa fatigue. Mais pas que, des études scientifiques nous apprennent que jouer dehors permet de garder une bonne vision puisque nous ne sommes pas à regarder sans bouger toujours de près.

Tant de nouveautés chez un petit enfant, à renouveler quelque soit la météo. Ce ne sont pas les vêtements adaptés qui manquent à la vente, pour laisser l’enfant se salir. Muni d une salopette imperméable ou de vieux vêtements et de bottes, je saute dans les flaques d’eau.

Se salir, avoir le droit de se salir est tout aussi important pour appréhender les futurs activités scolaires ou sportives. Se salir, c’est dompter les microbes, les virus. Se salir améliore le système immunitaire de chacun.

Sortir de son cocon, se libérer tout simplement!

1 heure d’activité extérieure est plus que recommandée, et sur 24h ce n’est vraiment pas grand chose.

Acceptons nous adultes, que les enfants se roulent dans l’herbe fraîche et tachante. Accordons leur le droit d’avoir les mains boueuses. Autorisons les à grimper aux arbres.

Rien ne peut remplacer la joie de jouer dehors, de se salir, de courir, sauter, se cacher, pédaler, trottiner, et bien d’autres encore qui aident à développer la mémoire, le plaisir, la concentration tant attendu chez les élèves.

Beaucoup d’activités peuvent se faire dehors, dans son jardin, au parc, ou en forêt. Mème si ce n’est pas en extérieur, il y a des structures de jeux intérieurs qui peuvent compenser faute de mieux.

Souvent les jouets sont moins abondants qu’en intérieur et permets donc une imagination des plus fertiles.

Improviser un pique-nique pour le goûter, ou le rituel des chants, des comptines sous les arbres, une relaxation à l’ombre de la maison……

Il s’avère plus facile quand une assistante maternelle ou une famille possèdent un bout de terrain, parfois un balcon suffit à une transformation radicale d’un espace de jeux à l’air libre.

Rien que nous professionnels de la petite enfance, ou familles, nos observations nous amènent à constater les bénéfices des activités jeux extérieurs, nos promenades pour les enfants et nous-mêmes!

Des enfants stimulés, détendus, avec un sommeil réparateur, un appétit dévorant, un développement physique endurant, une santé de meilleure qualité.

À savoir: Il y a eu de nombreuses études démontrant les bienfaits pour tous adultes et enfants à prendre l’air tous les jours au moins une heure.

En France un enfant sur quatre, ne met jamais le nez dehors. Çà paraît inimaginable et pourtant, si on regarde autour de nous, voyons nous tant d’enfants que çà jouer dehors?

Trop d’enfants sédentaires, ce qui malheureusement, favorise le surpoids, le stress, les maladies cardio-vasculaire et bien d’autres méfaits. Bouger est bénéfique aux enfants au moment présent mais aussi pour l’adulte futur qu il deviendra.

Une promenade ou des jeux quotidiens à l’extérieur sont primordiaux pour tous, petits et grands, la promiscuité dans une maison peut vite devenir malsaine, entre enfants. Il y a un besoin de se séparer et de se dépenser énergétiquement pour se retrouver à la maison avec plaisir et convivialité, pour se raconter ses aventures d’aventuriers.

Prendre le temps d’habiller et déshabiller mais çà c’est une autre histoire……..

Nous pourrions comparer un adulte dépressive demandant de l’aide à son médecin qui préfère lui prescrire sport et jardinage que des médicaments.

Plus l’entourage adulte donne l’exemple d’activités extérieurs plus l’enfant prendra plaisir à sortir.

Sans parler de retour à l’ancienne, «envoyer» les enfants jouer dehors devient difficile par sécurité, par confort, par manque de temps, par manque de confiance, par intolérance. Et c’est bien dommage.

Mais nous professionnels qu’en est-il? nous faisons au mieux pour les enfants. Prenons, puisque c’est notre travail le temps de jouer dehors. Ce seront nos traces de bien-être que nous laisserons pour l’avenir des enfants accueillis en lieu d’activités manuelles qui ont bien le temps d’être fait par très très mauvaise météo.

Je ne trouve pas de point négatif à jouer dehors. Quand on a l’opportunité de sortir, quand tous les voyants sont au vert ou même un seul, Pas d’hésitation!

Il y a des formations pour apprendre à apprivoiser la nature avec les enfants, si besoin est. Des crèches et des écoles en font leur projet d’accueil.

Apportons leur ce plaisir de jouer dehors

un blog sur les couches lavables des infos des infos

LE Blog 100% Couches Lavables !

Photo Laurent Premier Blog Couches lavables

Laurent Levrot

Explor’acteur & Facilit’acteur de Couches Lavables


Depuis 2012 je pratique les couches lavables tant au niveau personnel qu’au niveau professionnel.
Je décide en ce début d’année 2020 de créer LE Blog dédié à 100% aux couches lavables.
Et j’en assume entièrement la paternité !

Comment en suis je arrivé là ?

Je me présente

Qui suis je? Karine assistante maternelle depuis 17 ans et en micro entreprise depuis janvier 2019.

Assistante maternelle en accueil écologique, j’ai à cœur de transmettre pour sensibiliser et aider les familles et les professionnels de la petite enfance que l’écologie et la petite enfance ne font qu’un pour la santé des enfants.

À compter de septembre 2020 accueil des enfants de 0 à 10 ans à mon domicile pour des besoins occasionnels,  d’urgence, grève scolaire ou crèche, maladie, etc selon mes disponibilités. Mais aussi au domicile des familles, en remplacement pour une crèche.

Que trouver dans Ma valise écolo: -Une location de couches lavables

-Des conférences sur propositions et demandes

Exemple et déjà présenté:

Les couches lavables, Presque zéro déchet avec bébé, Presque zéro déchet en famille, Jouer sans dépenser, La santé au quotidien pour bébé, L’alimentation saine et économique, Les 1 000 premiers jours, L’importance de jouer dehors liste non exhaustive

-Des ateliers de fabrications

– Des conseils à gogo et des astuces pour réduire les dépenses, pour améliorer la santé et diminuer ses déchets

-Des journées pédagogiques pour les accueils collectifs

-Des matinées d’ateliers pour les assistantes maternelles en RAM

Intervenue en 2019-2020 : RAM de Naintré, Mignaloux-Beauvoir, Vouneuil-Sous-Biard, Saint-Benoit, Jaunay-Marigny, Couhé

Multi-accueil de Scorbé-Clairvaux, Centre de tri (SIMER) de Montmorillon

Médiathèque de Civaux, Agence O2 de Loches, aux domiciles de familles, MCL de la Roche Posay (été)

Ma valise écolo intervient où et pour qui? relais d’assistantes maternelles, crèche, centre social, mjc mcl, mairie, centre de tri, à domicile, les agglos, MAM, les lycées professionnels et bien d autres encore

En cours de préparation: Intervention en centre social, Temps d’Activités Périscolaire, groupes de parole, Aide à la réduction des déchets pour des Agglomérations,

Mais aussi: j’écris des articles pour Assistantes Maternelles magazine

et d’autres événements en cours de préparation à venir pour 2020-2021

Membre de jury IPERIA

Bonbons gélifiés

Bonbons gélifiés

INGREDIENTS:

80 ml de sirop de fruits ou de jus de fruits

2 grs d’ Agar Agar

facultatif

sucre selon vos envies

1 ou 2 cuillères de jus de citron pressé

des zestes d’agrumes

Recette:

Faites chauffer votre mélange d’ingrédients. Ajoutez l’agar agar, mélangez bien.

Dès les premiers frémissements, retirez la casserole du feu et versez votre mélange dans des petits moules. Ou étalez sur un plat, vous couperez ensuite de petits bonbons, au couteau.

Laissez refroidir vos bonbons pendant 2 heures.

Suggestion:

Les sortir de vos petits moules ou les découper

Rouler les bonbons dans du sucre glace ou en poudre

ou bien les déguster tels quels.

Bonne dégustation

Accueillir presque zéro déchet et économique

Avec bébé, tout peut paraître sans borne. Dès l’annonce de la grossesse tout fait envie aux futurs parents, voir même à l’entourage proche.

Les magasins spécialisés ou les supermarchés regorgent de vêtements, d’étalages d’objets, pour le soi disant bien être de bébé. Du plus utiles au plus futiles. Nous sommes tenter, même nous cédons et achetons sans penser aux conséquences,

-Est-ce vraiment nécessaire à bébé qui va naître dans plusieurs mois?

-Y a t-il de meilleures alternatives?

-Est ce bon pour sa santé?

Tout est prêt pour l’arrivée de bébé, La chambre est repeinte, les meubles neufs sont montés et installés. Les vêtements, tout juste sortis du magasin, sont suspendus ou rangés sur l’étagère.

Mais voilà, la peinture est polluante pour l’air mais aussi pour bébé. Bien que peinte depuis plusieurs mois, avec une chambre bien aérée, les polluants restent et se décomposent durant plusieurs années. Bébé respire, inhale les composants chimiques. Il n’a pas de réaction, c’est inquiétant pour l’avenir……. Il réagit tant mieux! Rapidement vous trouverez des alternatives saines pour améliorer son quotidien.

Les meubles sont neufs, jolis. Mais pas pour longtemps bébé va faire ses dents sur le montant du lit, ingérer des particules. Çà vous paraît tirer par les cheveux, négatifs, et pourtant c’est bel et bien dangereux pour cet enfant.

En tant qu’assistante maternelle, nous avons la même frénésie une fois l’agrément et la formation validés. Nous voulons le mieux, le plus joli, une bonne présentation pour les parents qui vont venir nous rencontrer.

Je me suis rendue compte que là n’était pas le plus important lors de ce premier rdv.

Mais comment expliquer aux futurs parents, que je travaille avec des cartons récupérés pour les empiler et les laisser tomber, ou bien pour se cacher dedans, les pousser, et pourquoi pas les décorer de gommettes. Tant d’imaginations à développer avec les enfants…..

Travailler, sans dépenser, n’est pas une question d’argent mais bel et bien un respect à la santé de l’enfant, un déchet en moins à recycler ou pire sans récupération possible.

Et la motricité alors comment je vais faire sans acheter? Toutes ces pages de sites ou catalogues recèlent de matériels beaux et innovants, très attirants.

Avec des chaises pour passer dessous et en sortir, une petite table pour monter dessus et en descendre, des oreillers pour trépigner avec les pieds ou les mains, des cartons, des marches pieds,

Les textures, j’ai récupéré des dalles de lino et j’ai collé du papier fleuriste, une éponge de maçon fendue en deux au couteau électrique, des bâtonnets de glaces, des plaques de grandes boites de chocolat, du gazon synthétique, et vous trouverez bien encore d’autres récup’idées.

Et quand c’est usé et bien à la poubelle de tri et sans amertume.

Pour les gros besoins en matériel il y a les occasions voir les dons qui sont bien souvent comme neufs et économiques. J’aime bien aussi les prêts entre collègues, exemple les puzzles, çà permet un turn-over.

Évidemment tout ne peut être d’occasion ou en don, j’emprunte en médiathèque les livres et certains jeux ou jouets à la ludothèque.

Et j’achète aussi bien sur ! Tous les ans, je me sers de mes indemnités d’entretien pour actualiser ou renouveler les besoins. Un tapis, un tunnel ou un tricycle……..

J’apprécie le matériel de qualité et durable et du coup çà à un prix et c’est surtout sécurisant.

L’ achat groupé entre collègues est aussi un bon moyen d’accéder à des produits ou matériel spécial petite enfance.

Les beaux jouets en bois made in France qu’ils sont beaux !!!!!! de qualité et durable.

Ho la jolie cuisine avec sa dînette. Là aussi, j’ai sollicité mon entourage pour récupérer des petits contenants comme la bouteille de lait, beurre, boite de fromage,

Pour habiller les poupées, je me sers directement à Emmaüs comme pour mes histoires ou chansons théâtralisées je pioche dans leurs immenses étalages de peluches toutes plus belles les unes des autres, et qui me font de l’œil.

Aucun jouet ne remplace l’interaction entre enfant et adulte, nos échanges, nos paroles, nos découvertes quoique de mieux pour grandir dans notre profession et pour l’enfant en apprentissage de la vie.

La puériculture

Je ne me sers plus, et mieux, je me suis débarrassée de chaise haute, de parc, et de transat et ce depuis que je connais la motricité libre Je n’ai jamais utilisé de trotteur. C’est génial il y a de la place dans la maison, les bébés et les enfants sont libres de leurs mouvements et en plus ils font attention à tout ce qui les entoure. Ces expériences enrichissantes de tous les jours, seront bénéfiques pour leur avenir proche. Quand ils vont dans les supermarchés avec leurs parents, ils sauront éviter les obstacles, regarderont où ils iront, éviteront de se cogner. Et contrairement aux croyances, il n’est pas plus dangereux d’avoir un enfant en liberté qu’un enfant contraint aux mouvements.

Le plus difficile a été d’apprendre à travailler sans chaise haute. Tant que l’enfant ne se maintient pas correctement assis, je le fais manger sur mes genoux. Il garde sa liberté de mouvements, est à l’aise pour la digestion (rappelons que les petons doivent être posés et non dans le vide, pour une bonne mastication et digestion). C’est une période courte mais réalisable aisément.

Il y a bien évidemment les indispensables comme les lits et la poussette. Pour les lits j’ai préféré des lits à barreaux en bois et d’occasions à cause des peintures polluantes maintenant il y en a des pliables. J’ai eu la chance d’acheter une poussette triple à un renouvellement de matériel d’une crèche.

Pour les activités manuelles, en dehors des crayons, tout peut se fabriquer avec les produits du placard. Et pour le papier, beaucoup d’entreprises ont des stocks de papiers qui ne sont plus utilisables et en font dons.

Une maison d’assistante maternelle ne ressemble pas à un magasin de jouets ou à un parc d’attractions mais un lieu de vie, de liberté, et de joie.

ATTENTION DANGER ! ENFANT EN LIBERTÉ!

La pédagogie Montessori

La pédagogie Montessori, témoignage d’Emilie BOUILLOT ;

Emilie BOUILLOT, directrice du centre de formation « Montessori du 47 » explique dans un premier temps qu’il existe une forte confusion entre

« pédagogie » et « méthode ». En effet, nous entendons régulièrement le terme « méthode Montessori » . En réalité, ce n’est pas une « méthode » mais une « pédagogie », créée par Maria Montessori au début du 20ème siècle. C’est même, plus exactement une posture, une manière d’être et de penser.

Dans un second temps, elle explique qu’il existe une grosse confusion concernant le matériel Montessori. En effet, le matériel est un accompagnement à cette pédagogie mais non une obligation pour une première approche.

Emilie BOUILLOT propose des formations courtes, en week-end de préférence, afin de satisfaire un maximum de stagiaires ne pouvant pas poser de congé ou ayant peu de disponibilité. Néanmoins, les stagiaires repartent avec de solides bases afin de pouvoir mettre rapidement en place cette pédagogie à la maison ou au sein de leur structure. Ancienne assistante maternelle, animatrice d’ateliers parents/enfants, assistante d’un groupe en école ZEP, conseillère pédagogique en crèche elle connaît parfaitement son sujet et grâce à cela a pu créer ses formations en y intégrant toutes ses connaissances et ses expériences du terrain.

Si vous avez peur de vous lancer, Emilie propose également des préambules en ligne via web-cam afin de vous présenter pendant 2h les principes de la pédagogie Montessori. Un réel échange pour vous rassurer. Mais ce n’est pas tout ! si à la suite de cet échange vous souhaitez vous investir dans une formation Montessori, elle déduit la somme de ce préambule sur le montant total de la formation.

Enfin, elle décide de compléter son offre ; proposer aux stagiaires de repartir avec le matériel Montessori. Elle prend la décision en 2019 de créer la boutique MATERIEL PEDAGOGIQUE MONTESSORI. Emilie Bouillot a mis plus d’un an avant de sélectionner un fournisseur. Grâce à ses expériences, elle connaît parfaitement les normes demandées par Maria Montessori ainsi que l’importance de la qualité du matériel. Ce matériel est de très bonne qualité, il peut être utilisé par plusieurs enfants pendant plusieurs années. Aucune mauvaise surprise à la réception.

Je vous laisse découvrir tout ceci ici : http://materiel-pedagogique-montessori.com